Santé positive : guide des déterminants scientifiques aux citoyens, professionnels et institutions


janvier 2022

Saphia Larabi

Dans un contexte sanitaire imprévisible, une opportunité unique surgit de dé-monopoliser la santé du pur médical pour une approche globale de la santé et une éthique du care (du « prendre soin »). Cette étude s’appuie sur une mobilisation de déterminants de santé sous-utilisés, une revalorisation de la santé mentale, des lieux de santé réenchantés, une ouverture culturelle et sociale de l’hôpital, et un réengagement du patient. Des apprentissages qui pourraient nous faire gagner une décennie d’espérance de vie.

Résumé

Alors que la France fait face à la pandémie de Covid-19, que les maladies civilisationnelles n’ont jamais été aussi prégnantes, les statistiques dénoncent une dégradation de la santé mentale des Français et un taux de burn-out multiplié par 2, une prévalence des maladies chroniques, un pic de troubles musculo-squelettiques (TMS) sans précédent… Une invitation à revoir nos habitudes de vie pour aligner notre comportement sur des modes de vie plus sains. Dans ce climat de crise sanitaire, de quels leviers de santé disposons-nous en tant qu’individus ou organisations ? Quels déterminants de santé pouvons-nous activer ou optimiser ? Quelles responsabilités et marges de manœuvre en faveur de sa santé ? La Fabrique Spinoza explore les déterminants de santé sous-exploités sous le double prisme de la science et de l’innovation afin de renforcer l’engagement citoyen pour sa santé et ouvrir des perspectives pour l’entreprise et la ville, ainsi que l’hôpital et les soignants.

La Fabrique Spinoza a mené cette étude avec pour partenaires officiels AG2R LA MONDIALE, Bouygues Construction, Léa Nature, Herman Miller, la Région Bourgogne-Franche-Comté, et pour partenaires pionniers les Jardins de Gaïa, Kiplin, OLY Be et Morphée.

En savoir plus

  • Quelles évolutions majeures pour la santé ? Il s’agira d’explorer les grandes tendances de santé liées aux évolutions sociales (démographiques, épidémiologique, systémiques, urbaines et numériques), aux appels citoyens à plus d’autonomie, aux réorganisations de l’État ainsi qu’à l’évolution du rôle des villes devenues actrices incontournables de santé. (Partie 1)
  • Essentielles à notre bien-être, les émotions et les relations sont de puissants leviers de santé communs à chacun. Celles-ci influencent notre santé physique, psychologique, comportementale et sociale. (Partie 2)
  • L’alimentation, l’activité physique, le sommeil et la vie sexuelle sont des déterminants de santé bien connus et pourtant sous-exploités. Or, les bienfaits associés sont significatifs et appellent à revoir nos habitudes pour ajuster nos modes de vie à une existence plus saine, mais aussi plus heureuse. (Partie 3)
  • La santé au travail est un nouvel impératif renforcé par la crise sanitaire. À la pandémie succède une dégradation de la santé des travailleurs sur les plans mental et physique. Le travail devient un enjeu de santé stratégique incontournable. Il peut rendre très malade ou contribuer à la bonne santé en quelques principes d’action simples : ergonomie matérielle et sociale, espace de travail adapté, gouvernance organique, biophilie et bureau organique. (Partie 4)
  • Quels sont les territoires de vie bénéfiques ? Dans quelle mesure la ville peut-elle être un acteur de bonne santé ? Bien que sous-estimés, la ville et le logement exercent une grande influence sur notre santé. Les villes influencent la santé par leurs décisions d’aménagement (planification, organisation et outils) ; d’accueil en lieux de santé innovants ; de bâti responsable ; d’assainissement des conditions de vie par une attention particulière portée à la qualité de l’air, de la température ou du bruit ; ainsi que par la place réservée à la nature. (Partie 5)
  • En matière de santé, la vie sensible importe plus qu’on ne le pense, comme en témoigne notre relation à l’Art et la Nature. L’Art ne relève pas exclusivement du domaine artistique et peut relever du domaine psychologique et médical. L’art, sous ses différentes formes, peut soigner, soulager, libérer, contribuer tant à l’épanouissement qu’à la guérison. La Nature est riche de bienfaits multidirectionnels opérant des soins physiques, un rééquilibrage émotionnel, une stimulation cognitive, une reconnexion sociale et un enrichissement en sens et satisfaction de vie. Aussi existe-t-il de nombreuses pratiques de reconnexion  selon les espaces de vie (chez soi, en ville, à l’école, au travail…) et d’interventions thérapeutiques centrées sur la Nature pour améliorer la santé. (Partie 6)
  • Il existe des mécanismes d’engagement vers une bonne santé qui prennent la forme de modèles de croyances, de perception ou de nécessaire tonalité positive de santé et de modèles de collaboration avec les soignants ou de regroupement en communauté de patients. Ces mécanismes d’engagement requièrent aussi de penser le rôle des espaces de santé, la réinvention des lieux et l’influence des nouvelles technologies. (Partie 7)
  • Enfin, une vision globale de la santé peut être proposée en explorant la systémique (d’une santé unique et d’une éthique du care), la prospective (avec un aperçu prospectif de la santé de demain) et des propositions de santé positive. (Partie 8)

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