Le bien-être au travail, finalité ET vecteur de performance

octobre 2012

Nous avons longtemps cru que la performance générait le bien-être, on s’est trompé : c’est le bien-être qui génère la performance. Par une revue de littérature scientifique, explorons l’impératif moral de bien-être au travail, et ses implications pour la performance de l’entreprise.

Résumé

Nous avons longtemps cru que la performance générait le bien-être, on s’est trompé : c’est le bien-être qui génère la performance. Cela oblige à penser l’entreprise différemment.  Les organisations sont aujourd’hui dans le paradigme du médecin, c’est à dire de la lutte contre la maladie, soit en entreprise, une focalisation sur les Risques Psycho-Sociaux (RPS). Certaines ont évolué vers la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), c’est-à-dire un paradigme contraint où il FAUT agir pour des raisons morales ou légales. Il est temps de passer au 3e paradigme, celui du philosophe où l’organisation aligne ses intérêt sociaux et économiques : elle le fait, d’abord parce que le bien-être des collaborateurs est un bien en soi, mais aussi parce que c’est éthique, c’est à dire que c’est bon pour son fonctionnement global donc économique, ainsi que pour ses collaborateurs et les autres parties prenantes. Ce rapport examine les apports de la science pour étayer ce nouveau paradigme, en particulier le lien entre bien-être au travail et performance.